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Wilfred Edward Salter OWEN

Wilfred Owen, soldat et poète britannique a été tué le 4 novembre 1918 sur le Canal de la Sambre qui traverse le village d’Ors.

Encore presque inconnu en France, Wilfred Owen est le poète le plus étudié en Grande-Bretagne après Shakespeare. Owen va être considéré comme un « témoin » de la guerre dont ses textes poétiques et sa correspondance en soulignaient « l’absurdité barbare ». C’est cantonné dans l’abri sûr de la cave de la Maison Forestière d’Ors que Wilfred Owen a passé sa dernière nuit. C’est également là qu’il a écrit la dernière lettre à sa mère, empreinte d’un optimisme aussi bienveillant que forcé. Sa mère apprendra le décès de son fils le jour où les cloches annonçaient la fin de la guerre. Voilà pourquoi ce site de la maison forestière d'Ors est bien plus qu'une ultime halte avant le tombeau : cette cave et cette demeure sont avant tout un lieu de création artistique et littéraire, et la volonté est de concrétiser le désir d'aller au delà du simple aménagement muséographique.

 

Biographie WILFRED OWEN L'enfance et l'adolescence : Né le 18 mars 1893 à Oswestry, dans le Shropshire, Wilfred Edward Salter Owen est l'aîné des quatre enfants de Tom Owen, alors employé des chemins de fer, et de Susan Shaw, issue de la bourgeoisie locale. En 1897, la mort d'Edward Shaw signe la fin de l'âge d'or pour la famille Owen qui devra alors mener une vie plus modeste. Après une succession de déménagements à Birkenhead, sur la Mersey, les Owen reviennent dans le Shropshire, région natale de Wilfred qui suit alors les cours de l'Ecole Technique. Très jeune, Wilfred s'enthousiasme pour la poésie, et John Keats en particulier. Il ne cessera alors plus d'écrire. En 1913, après une expérience malheureuse comme assistant laïc à Dunsden, près de Reading - il y laissera bon nombre de ses convictions religieuses - et un échec à l'entrée de l'université, il débarque à Bordeaux, où il enseigne l'anglais à l'école Berlitz avant de devenir précepteur privé. La guerre : En octobre 1915, à l’heure où la Grande-Bretagne ignore toujours le service militaire, il quitte la France s’engage comme sous-lieutenant et rejoint le front de la Somme en Janvier 1917. Gravement traumatisé par une explosion, il est bientôt évacué vers l’hôpital de Craiglockhart en Ecosse, où il rencontre le poète Siegfried Sassoon, officier comme lui, héros décoré – et récent auteur d’une tonitruante déclaration pacifiste. Ce dernier l’incite à utiliser son expérience dans ses écrits. Pour Owen, qui n’a jusque-là produit que des pièces plutôt classiques et sans grande originalité, c’est le déclic. Le tâcheron post-romantique trouve sa voie. Suit une période d’intense activité créatrice, puis une série de poèmes majeurs, dont Strange Meeting et Exposure constituent peut-être le sommet. La fin de la guerre... et la mort du poète : De son vivant, Wilfred ne publiera pourtant que quatre poèmes dans la presse nationale. Mais le temps lui est compté. Il repart bientôt pour le front, se distingue en septembre 1918 sur la ligne Beaurevoir-Fonsommes et meurt à Ors, le 4 novembre 1918, lors du franchissement du canal de la Sambre, à la tête de son peloton. Il avait 25 ans. Sept jours plus tard l’armistice était signé. A cette même date, alors que les cloches sonnent aux tours des églises, parvient à ses parents le télégramme fatidique.

Date de Naissance

18 mars 1893

Commune

Ors

Activité - Profession

soldat et poète