Martin,Martine et Cambin

Cambrai a choisi pour géant la reproduction des célèbres jacquemarts de son hôtel de ville.

 

MARTIN, MARTINE ET CAMBIN
  Lorsqu’on décide en 1512 qu’un système automatique sonnera l’heure sur la cloche, deux statues de bronze sont coulées sur place. Le sculpteur, Pierre Van Pulaere, en fait des Maures, peut être à cause du goût du temps pour les choses de l’orient. On a fait des chansons et de poétiques légendes sur ces personnages en leur prêtant une conduite héroïque. Les Cambrésiens y sont fort attachés.   Martin et Martine brandissent un marteau à long manche pour rythmer les heures, au faîte de l’édifice. Plusieurs fois restaurés (à cause de la rouille, les guerres, les intempéries…) ils continuent de monter une garde vigilante de part et d’autre de la cloche du campanile. Les premiers géants auraient vu le jour vers 1825 à l’époque de la renaissance des cortèges folkloriques. D’autres apparaissent en 1901, leur dimension étant à peu prés celle des jacquemarts.   Martin et Martine se trouvent sur le même char, imitant le geste du sonneur. Détruits durant la Grande Guerre, si dévastatrice pour Cambrai, les géants sont reconstitués en 1923. Ils sont représentés assénant des coups de marteau sur le casque du seigneur de Thun - l’évêque qui rançonnait le Cambrésis vers 1370.Quatre ans plus tard, de nouveaux géants mauresques sont construits, fixés chacun sur une plate forme tractée. Martin mesure 6,45 mètres et Martine 6,20 mètres.
  Leur première sortie a lieu le 15 août 1927. Elle donne lieu à un rassemblement de géants. Martin et Martine traversent la seconde guerre mondiale sans trop de mal.   Depuis, ils se font admirés lors des fêtes communales de la mi-août. Chaque géant est coiffé d’un turban à plumet et porte une tunique collante rosâtre à parements dorés. Les pieds et les jambes sont en staff peint, imitant le fer doré d’une armure. Le sabre pour Martin, les boucles d’oreille et un buste plus généreux pour Martine permettent de les différencier. Ils tiennent chacun un marteau de bois brandi à droite pour Martine et à gauche pour Martin.   Aguerris à la température parfois rugueuse du septentrion, Martin et Martine n’hésitent pas à affronter les froidures hivernales quand il s’agit d’une bonne cause. En décembre 1991, ils étaient présents au Téléthon de Douai. On les a vus aussi les 1er janvier 1992 saluant le passage dans leur ville de la flamme des Jeux Olympiques d’Albertville.
  Leur fils, Cambin, est le héros d’une bande dessinée locale. Il a fait sa première sortie le 17 septembre 1995 en compagnie de ses parents et d’autres géants du département.

 

 

 
























 

 

Commune

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