Les Fables de Jean de La Fontaine illustrées par Marc Chagall et Autres bestiaires

Du Jeudi 01 avr au Lundi 20 sept

 

Accrochage en salle Tériade

Evènement Musée Matisse / Palais Fénelon, Place du commandant Richez – Le Cateau Cambrésis

Musée fermé pour raisons sanitaires jusqu’à nouvel ordre

  • En attente de l’ouverture du musée :
  • Réservation obligatoire sur créneau horaire au T.33 (0)3 59 73 38 00/06 dans la limite des places disponibles.

Le musée Matisse au Cateau-Cambrésis rend hommage au célèbre poète du XVII° siècle, Jean de La Fontaine (1621-1695), dans le cadre de la commémoration de son 400ème anniversaire de naissance. Il fut le plus admiré et le plus lu pour ses contes et fables et pour son regard amusé sur les rapports de pouvoir et la nature humaine.

L’éditeur de livres de peintres : Tériade regroupe les illustrations des Fables réalisées par Marc Chagall à la toute fin des années 1920 sous la forme de 2 volumes édités en 1952.

Le musée Matisse possède l’ouvrage dans sa collection et propose un accrochage d’une sélection de 8 Fables parmi lesquelles La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, Les grenouilles qui demandent un roi, Le cygne et le cuisinier, Le lion devenu vieux

Sur la thématique du bestiaire animalier sont également convoqués les illustrations de Matisse, Miro, Léger, Laurens et les photographies d’Hélène Adant, Winkler Albert, Livet

Elisabeth Makovska et Roger Erwe.

Les Fables, poèmes de Jean de La Fontaine

Eaux-fortes originales de Marc Chagall, Paris, 2 vol., Tériade Editeur, 1952.

 

Quand il commence les gouaches des Fables, Chagall est revenu en France depuis deux ans. Le pays l’enchante. Il séjourne dans le Midi puis en Auvergne au lac Chambon où il peint en 1926-27 les cent gouaches destinées à l’illustration des Fables.

Il est fasciné par la nature, le paysage, la lumière. « Je me jetais, écrit plus tard Chagall, sur des thèmes nouveaux comme je n’en avais jamais vu à Vitebsk, les fleurs du Midi, les paysans de Savoie, les bêtes bien nourries. Après la Révolution, la misère et la faim, je donnais libre cours à mon appétit. Dans le fantastique que je voyais, je ne pouvais oublier la terre d’où nous sortons. »

Dans ses pérégrinations à travers la province française à la fin des années 20, de la Bretagne à la Côte d’Azur, Chagall s’arrête à Chambon-sur-Lac en 1926 d’où il écrit « Nous sommes en pleine campagne, entourés des vaches et des ânes. On s’entend très bien ». Il peint là une série de gouaches pour les Fables. La vie rurale, les paysans des alentours se retrouvent dans ces petits tableaux champêtres. En automne 1927, il descend vers les Pyrénées orientales avec Delteil et Delaunay, et reste à Limoux. Une nouvelle série de gouaches voit le jour. Pendant qu’il travaille, Bella Chagall lit les Fables. Le peintre l’arrête aussitôt qu’il s’agit de la moralité de l’histoire. « Ça, ce n’est pas pour moi ».

Le pinceau dessine les contours de l’image, la gouache se pose en touches profondes ou fluides, transparentes ou miniaturisées, en éclaboussures, en poudroiement. Mais ces vibrations multicolores posent de graves problèmes de report. Mais malgré toutes les tentatives de Vollard, les essais de gravures en couleur échouent.

Chagall entreprend à la fin de 1928 la transposition en noir et blanc de son œuvre.

Il traduit ses gouaches avec la technique de l’eau-forte et avec celle très spéciale de l’aquatinte créant « une architecture clair-obscur extraordinairement complexe. »

La maîtrise que l’artiste a acquise dans sa manière de traiter l’eau-forte et la pointe de métal est remarquable : par le travail de la taille, contre-taille, brossage, traçage, il arrive à donner à ces planches toutes les nuances : tous les gris, depuis les argentés aux froideurs de métal, jusqu’aux cendrés aux chaleurs de braise : tous les noirs, toute la graduation des noirs, comme on n’en a jamais vu sur aucune palette : des noirs profonds, des noirs qui accrochent le regard et le retiennent un instant dans leur velours. (Pierre Courthion, Chagall et les Fables, Cahier d’art, n°5, 1929).

Chagall a peint une centaine de gouaches, qui sont exposées chez Bernheim-Jeune en février 1930 (puis à Berlin et à Bruxelles), et aussitôt vendues, donc dispersées. Il est difficile aujourd’hui de retrouver la trace de plus d’une cinquantaine d’entre elles. Quant aux gravures, elles sont à peine terminées en juillet 1930 que le marchand d’art Vollard semble s’en désintéresser et reporte l’édition. Vollard ne publiera pas l’ouvrage.

Tériade acquiert les planches et réalise les deux tomes du livre qu’il publie en 1952, aux éditions Verve, avec les 100 eaux-fortes éditées par Vollard, en 185 exemplaires dont 85 coloriés à la main. Chagall réalise les deux gravures de couvertures chez l’imprimeur Haasen.

 

Marc Chagall illustre les Fables de la Fontaine.

Dans le Tome 1 :

  • La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, Les grenouilles qui demandent un roi, Le cygne et le cuisinier, Le lion devenu vieux

Dans le Tome 2 :

  • Le pot de terre et le pot de fer, La poule aux œufs d’or, Le Héron, La laitière et le pot au lait

Autres Bestiaires

  • Joan MiroUbu aux baléares, Henri Matisse, Jazz : Le cauchemar de l'éléphant blanc, Le cheval, l'écuyère et le clown, - Matisse, Le cygne, L'après-midi d'un faune, Henri Laurens, Loukios ou l'âne, Fernand. Léger, Cirque
  • Un choix de photographies : d’Hélène Adant, Winkler Albert, Livet

ERWE, Une sauterelle au moment où elle se jette sur une proie, Tirage gélatino-argentique développé sur papier baryté, Archives Tériade, Musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis (DR)

Elisabeth Makovska, Deux hippopotames, modèles de Georges-Laurent Badeau exécutés en grès, Manufacture nationale de Sèvres, 1936, Tirage gélatino-argentique développé sur papier baryté, Archives Tériade, Musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis (DR)

                          

 

                                        

Lieu

Le Cateau-Cambrésis
Musée départemental Matisse
Place du Commandant Richez

Contact

03 59 73 38 00