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Le Jardin public de Cambrai
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Le Jardin public de Cambrai
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Le Jardin public de Cambrai

Crédit : Yannick Prangère

Bienvenue pour cette promenade sonore sur les légendes et histoires du jardin public, imaginée par la Ville de Cambrai labellisée Ville d’art et d’histoire. La promenade commence devant la statue d’Alfred de Vigny au jardin public. Elle se situe à l’angle de la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny et de l’allée Saint-Jean.

A tout de suite !

Très facile
680 m
max. 76 m
min. 68 m
13 m
-5 m
Style : Balade
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6 Rang Saint-Jean
59400 Cambrai
Lat : 50.17456Lng : 3.23892
Image du poi
Statue d'Alfred de Vigny

Vous vous trouvez en ce moment-même au pied du large escalier qui monte vers le jardin public. Un homme se dresse là, au milieu du passage. Il a un livre dans la main, une plume dans l’autre et une lyre est posée à ses pieds. Ces indices semblent nous indiquer que ce personnage est un écrivain. En effet, il s’agit d’Alfred de Vigny, célèbre poète romantique qui, s’il vivait encore aujourd’hui, aurait 223 ans. Ce qui, tout le monde le sait, n’est pas possible : ce serait tout à fait extraordinaire. Autant vous dire qu’il est né et mort il y a fort longtemps…
« Qu’il est doux, qu’il est doux d’écouter des histoires,
Des histoires du temps passé ... » Nous dit Alfred de Vigny.
C’est une invitation : ce jardin, dans lequel vous vous apprêtez à vous promener, n’est pas un simple jardin public, mais un jardin d’histoires ! Avez-vous les pieds bien chaussés, les esgourdes bien ouvertes et l’imagination au beau fixe ? Alors c’est parti !

6 Rang Saint-Jean 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
- Office du tourisme du Cambrésis -
Image du poi
1 Vers le kiosque à musique

Saluez bien Alfred, montez l’escalier vers la droite, suivez la grande allée jusqu’au kiosque à musique qui sera sur votre gauche.

59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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Poème "Le déluge" d'Alfred de Vigny

La Terre était riante et dans sa fleur première ;
Le jour avait encor cette même lumière
Qui du Ciel embelli couronna les hauteurs
Quand Dieu la fit tomber de ses doigts créateurs.
Rien n’avait dans sa forme altéré la nature,
Et des monts réguliers l’immense architecture
S’élevait jusqu’aux Cieux par ses degrés égaux,
Sans que rien de leur chaîne eût brisé les anneaux.
La forêt, plus féconde, ombrageait, sous ses dômes,
Des plaines et des fleurs les gracieux royaumes
Et des fleuves aux mers le cours était réglé
Dans un ordre parfait qui n’était pas troublé.
Jamais un voyageur n’aurait, sous le feuillage,
Rencontré, loin des flots, l’émail du coquillage,
Et la perle habitait son palais de cristal :
Chaque trésor restait dans l’élément natal,
Sans enfreindre jamais la céleste défense ;
Et la beauté du monde attestait son enfance ;
Tout suivait sa loi douce et son premier penchant,
Tout était pur encor. Mais l’homme était méchant.

6 Rang Saint-Jean 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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2 Vers Pomone

A présent, remontez le chemin pavé vers la rue de la citadelle et traversez la route. Vous entrez dans le jardin aux fleurs. Prenez l’allée à gauche puis tournez dans l’allée tout de suite à droite. Arrêtez-vous devant la statue en pierre représentant une femme.

20 Allée Saint-Jean 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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Le kiosque à musique

« Musique
Que les orchestres se mettent à jouer
Que nos mémoires se mettent à rêver
Et laissons voyager nos pensées
Laissons aller nos corps et flotter
Musique »

Nous voici devant le kiosque à musique. Imaginez, on est dimanche. C’est l’été 1868. Les Cambrésiens se pressent dans les allées du jardin public pour aller écouter la batterie-fanfare de Cambrai dans le tout nouveau kiosque à musique. On entend de loin les mélodies entraînantes des trompettes, des saxophones, les tubas, trombones, cornets à pistons, flûtes et clarinettes.
Sur les chaises de fer forgé du jardin sont installés les belles dames en longues robes, dentelles, chapeaux fleuris, et ces messieurs en costume du dimanche, eau de Cologne, moustache et canotier sur la tête.
Tant pis pour les retardataires : ils resteront debout ! Et partout, les enfants en culottes courtes et robes à volants gambadent, ils rient, ils chahutent, chassant les notes qui s’envolent et s’accrochent dans les arbres.
Autour du kiosque, en hauteur, Beethoven, Mozart, Donizetti et d’autres célèbres compositeurs regardent d’un œil bienveillant ces sorties du dimanche.
Fermez les yeux. Ne les voyez-vous pas ces enfants, ces parents, ces promeneurs entourant le kiosque, attentifs à la musique qui s’en échappe ?

Ce kiosque anime les allées du jardin depuis environ 150 ans. Des générations de familles, de musiciens sont passés par là pour s’y divertir ou y flâner. Jean-Pierre Barillet-Deschamps n’avait sans doute pas imaginé cette vie de plein air dans son jardin. Jean-Pierre qui ? Comment ça Jean- Pierre qui ? C’est vrai, nous n’avons pas encore parlé de Jean-Pierre Barillet-Deschamps ! Un jour au XIXe siècle, ce monsieur Barillet-Deschamps, spécialiste des jardins, a imaginé le jardin public de Cambrai. Il coloré de rose, de vert, de terre les feuilles blanches de son carnet de dessin. Il a fait à proprement parler jaillir des arbres, des fleurs, des sculptures autour d’allées serpentines créant dans la ville un espace pour la promenade, le rêve et l’évasion. Et c’est lui qui a demandé à ce que l’on installe au milieu du jardin ce kiosque pour accompagner de musique le cœur des hommes, la vie des arbres, le chant des oiseaux.

28 Allée Saint-Jean 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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3 Vers la pieuvre

Laissons Pomone sur notre droite et suivons l’allée jusqu’à la statue à la pieuvre. Cherchez-bien, elle est parfois cachée par la végétation.

24 Place Leclerc 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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Pomone

Et bien, on voit que les jardiniers n’ont pas chômé ici ! Rien n’est laissé au hasard ! Chaque fleur, chaque buisson, chaque brin d’herbe, chaque arbre est à sa place. Pas question de se laisser aller à quelque folie sauvage, la nymphe Pomone y veille ! C’est elle qui est représentée ici. Le jardin est son royaume. Personne ne peut y entrer sans son accord et encore moins les hommes d’ailleurs, dont elle se méfie, au grand désespoir de Vertumne, le dieu des saisons et des arbres fruitiers qui est fou amoureux d’elle.
Le pauvre, il a beau se déguiser en moissonneur pour plaire à la belle, il a beau lui offrir des paniers de fruits bien mûrs, conduire les bœufs pour travailler la terre, rien n’y fait ! Le regard de Pomone ne se pose jamais sur lui.
Alors un jour, il a une idée. Il se présente à elle sous les traits d’une vieille femme et il parvient ainsi à devenir son amie, à gagner sa confiance. Jour après jour, Pomone lui raconte ses secrets, ses doutes, ses joies et ses peines. Un matin, Vertumne, toujours déguisé en vieille femme, lui raconte une histoire.

« Anaxarète était une jeune chypriote, princesse de noble lignée, belle, fière, pleine de mépris pour les pauvres. Iphis, un jeune berger, était fou amoureux d’elle. Un jour, n’y tenant plus, le berger a déclaré sa flamme. Iphis était beau seulement, il était pauvre. Pour toute réponse, la belle lui a tourné le dos et s’en est allée sans dire un seul mot. Le pauvre berger était désespéré. Il s’est pendu. La cruelle Anaxarète n’a pas manifesté la moindre émotion en découvrant le corps sans vie de son soupirant. Aphrodite, la déesse de l’amour, était furieuse : « Puisque ton cœur est de pierre et bien, que tout ton corps soit pétrifié ». Et c’est ainsi que la belle orgueilleuse qui ne savait pas aimer est devenue un rocher.

Voyant que Pomone était émue par l'histoire, Vertumne s’est révélé sous son vrai visage, resplendissant de jeunesse et de beauté. Pomone, rendue tendre par l’histoire qu’elle venait d’entendre, n’a pas su lui résister : elle s’est éprise de lui et a accepté son amour.

Ce qui s’est passé ensuite ? Ça, c’est un secret, un secret que gardent jalousement les arbres. Ecoutez leurs murmures... Peut-être vous raconteront-ils ?

24 Place Leclerc 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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4 Vers Orphée

Laissons Gilliatt sur notre droite et continuons notre chemin jusqu’à croiser la prochaine sculpture au pied de laquelle repose un chien à trois têtes. Restez bien sur l’allée, elle finira tôt ou tard par apparaître.

26 Place Leclerc 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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Image du poi
Gilliatt et la pieuvre

Vous l’avez trouvée ? Le sculpteur s’est inspiré pour cette statue d’une histoire racontée par Victor Hugo dans son livre Les travailleurs de la mer. Gilliatt, un pêcheur solitaire, épris de la belle Déruchette, part braver la tempête au large de l’île de Guernesey pour récupérer la machine d’un bateau échoué et ainsi obtenir la main de sa belle. Pendant une accalmie, épuisé, le pêcheur s’aventure dans les rochers pour trouver de la nourriture. Il plonge la main dans une crevasse pour saisir un crabe…

« Tout à coup, il se sentit saisir le bras. Ce qu’il éprouva en ce moment, c’est l’horreur indescriptible. Quelque chose qui était mince, âpre, plat, glacé, gluant et vivant venait de se tordre dans l’ombre autour de son bras nu. Cela lui montait vers la poitrine. C’était la pression d’une courroie et la poussée d’une vrille. En moins d’une seconde, on ne sait quelle spirale lui avait envahi le poignet et le coude et touchait l’épaule. La pointe fouillait sous son aisselle. Gilliatt se rejeta en arrière, mais put à peine remuer. Il était comme cloué. De sa main gauche restée libre, il prit son couteau qu’il avait entre ses dents, et de cette main, tenant le couteau, s’arc-bouta au rocher, avec un effort désespéré pour retirer son bras. L’angoisse, à son paroxysme, est muette. Gilliatt ne jetait pas un cri. Brusquement, une large viscosité ronde et plate sortit de dessous la crevasse. C’était le centre ; les cinq lanières s’y rattachaient comme des rayons à un moyeu ; on distinguait au côté opposé de ce disque immonde le commencement de trois autres tentacules, restés sous l’enfoncement du rocher. Au milieu de cette viscosité, il y avait deux yeux qui regardaient. Ces yeux voyaient Gilliatt. Gilliatt reconnut la pieuvre. »

Les couleurs, le mouvement, la puissance du corps de cette sculpture illustrent à merveille le combat entre l’homme et la pieuvre. Figée sur ce combat, elle ne nous dit pas pourtant pas comment tout cela fini, ni si Gilliatt finalement parviendra à conquérir le cœur de sa belle... Pour l’apprendre, il vous faudra vous aussi vous plonger dans le livre de Victor Hugo !

24 Place Leclerc 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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5 Vers le papillon

Dirigez-vous vers l’arbre pleureur. Attention, il pique ! Prenez à droite l’allée juste derrière puis la première à gauche après Gilliatt. Encore à gauche, puis à droite jusqu’au massif du papillon. Ça va, vous suivez toujours ?

14 Place Leclerc 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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Image du poi
Orphée

Notre jardinier, Jean-Pierre Barillet-Deschamps, tenait vraiment à ce que la promenade dans le jardin de Cambrai soit un voyage dans les histoires grâce à ces sculptures. Avec le temps, ces œuvres de pierre ou de bronze s’usent, se patinent, changent de couleur, attrapent des mousses. Elles prennent de l’âge et finalement, elles racontent de plus en plus de choses…
Ici, un jeune homme joue gracieusement de la lyre. L’instrument qui était autrefois posé sur son épaule a aujourd’hui disparu. A ses pieds, gît un chien monstrueux à trois têtes. C’est Orphée, le musicien et poète légendaire, dont la lyre et le chant étaient si mélodieux, dit-on, qu’il parvenait à adoucir le cœur des êtres et des animaux les plus sauvages. Même les arbres, les rochers, les dieux, les monstres tombaient sous son charme ! Quel duo ils forment avec la nymphe Pomone ! Les arbres, le jardin tout entier n’ont qu’à bien se tenir avec ces deux-là ! Seulement, si les amours de Pomone et Vertumne connaissent un heureux dénouement, on ne peut pas en dire autant de celles d’Orphée et de sa femme, la Dryade Eurydice…
Eurydice, mordue par un serpent venimeux est morte, le soir même de ses noces avec Orphée. Le jeune marié était inconsolable. Il a décidé d’aller rechercher sa femme aux Enfers qui étaient la demeure de tous les morts. Grâce au chant de sa lyre, Orphée a adouci l’humeur de toutes les créatures qui gardent l’entrée des Enfers, jusqu’à arriver à Cerbère, le chien à trois têtes qu’on voit au pied de la statue. Ce monstre était redouté par tous tant sa cruauté était grande. Confiant dans le pouvoir de son chant, avec patience et mélodie, Orphée a endormi le monstre et il s’est présenté devant Hadès, le dieu des Enfers. Il l’a supplié en chantant de libérer sa bien-aimée et de lui permettre de revenir dans le monde des vivants. Charmé lui aussi, Hadès a accepté. Mais à une condition : sur le chemin pour remonter à la surface de la terre, Orphée ne devait ni parler ni se retourner pour voir Eurydice.
C’est ainsi que le poète, suivi de sa femme, a pris le chemin qui sortait des Enfers. Pour la guider dans l’obscurité, Orphée jouait de la lyre. Il a vu la lumière au bout du tunnel… Alors, on ne sait quelle folie a traversé l’esprit d’Orphée. Peut-être a-t-il douté soudain de la promesse d’Hadès ? Peut-être n’entendait-il plus les pas de son Eurydice ? Alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques pas de la sortie, Orphée s’est retourné pour s’assurer qu’Eurydice était bien là… rompant le contrat passé avec Hadès. Pour la seconde fois, et pour toujours, Orphée a ainsi perdu sa femme…
Cette tragique histoire d’amour a fait couler beaucoup d’encre.... Musiciens, peintres, écrivains, sculpteurs s’en sont inspirés pour la raconter à nouveau.

59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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6 Vers le monument Blériot

Laissons le papillon sur notre droite et remontons l’allée à droite vers l’escalier rocailleux. Le monument Blériot que nous cherchons représente un globe-terrestre. Il se trouve après l’escalier sur la droite.

24 Place Leclerc 59400 Cambrai
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7 Epilogue

Cette promenade sonore, écrite par le service Ville d’art et d’histoire de la ville de Cambrai, a été mise en voix par Sandrine Gniady et Daniel Perez à la technique.

5 Boulevard Paul Bezin 59400
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Arbres en voyage

Dans ce jardin, les statues nous racontent des histoires, mais les arbres aussi, avec leurs formes étranges ou leurs noms venus de pays lointains. Regardez donc ce thuya qui se trouve à droite d’Orphée, avec sa dizaine de troncs. Approchez-vous ! Son écorce verte et rougeâtre ressemble à la peau d’un serpent géant immobilisé entre la terre et le ciel. Où est la tête ? Où est la queue ? A moins qu’il ne s’agisse des tentacules de la pieuvre de tout à l’heure ou encore de la chevelure de serpents de Méduse, un autre monstre mythologique... Un vrai terrain de jeu pour l’imagination que cet arbre !
Aujourd’hui, le thuya n’a plus très bonne réputation. Il est utilisé comme clôture, assez difficile à entretenir et on lui reproche parfois de manquer d’élégance. Pourtant, il y a environ 500 ans, cet arbre a sauvé bien des vies ! En 1550, l’équipage de l’explorateur breton Jacques Cartier, à qui l’on doit la découverte de l’actuel Canada, s’est trouvé bloqué par le froid, forcé d’hiverner pendant des mois, loin de tout, dans la région de Québec. La nourriture s’est mise à manquer et le scorbut s’est répandu très vite parmi les membres de l’équipage. Cependant, alors que l’épidémie faisait des ravages chez les marins français, les Indiens qui les accompagnaient dans cette expédition ne semblaient pas touchés par la maladie. Jacques Cartier a mené son enquête… Il a découvert que pour lutter contre le scorbut, les Indiens utilisaient un breuvage à base d’écorces et de feuilles de thuya, extrêmement riches en vitamines C ! Le capitaine s’est procuré le remède et l’a fait boire à ses hommes. Les effets sont spectaculaires ! Après huit jours seulement de traitement, non seulement ceux qui souffrent du scorbut sont guéris, mais Cartier rapporte également que ceux qui souffraient depuis des années d’autres plaies en ont tous été guéris

59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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Le séquoia

A présent, si vous vous replacez face à Orphée, vous apercevrez un autre arbre venu lui aussi d’Amérique du Nord : il a un large tronc dont l’écorce fissurée tend vers le rouge ; ses branches descendent vers le sol et ses fruits sont des cônes comme sur les sapins. Au toucher, l’écorce est légèrement spongieuse, un peu molle.
Vous l’avez trouvé ? C’est un séquoia. Son nom lui vient d’un chef indien de la tribu des Cherokees. Ce chef était réputé être très fort, très persévérant, exactement comme cet arbre. Une très ancienne légende indienne raconte que le séquoia est le premier des arbres : placé au centre du monde par le créateur, il est le pilier autour duquel tout a été créé. Cet arbre symbolise la force à cause de sa taille et l’immortalité en raison de sa longévité. Celui que vous avez devant les yeux, même s’il est déjà l’un des plus grands arbres du jardin public, n’est encore qu’un petit enfant. En effet, aux Etats-Unis, les séquoias atteignent jusqu’à 100 mètres de hauteur. Celui-ci a encore bien le temps de grandir. Peut-être sera-t-il un jour le plus grand arbre du jardin ?
Quand Jean-Pierre Barillet-Deschamps, le jardinier, a imaginé et dessiné le jardin, il voulait que ce soit pour les promeneurs comme un voyage. Grâce aux sculptures et aux arbres, il nous a emmenés dans le jardin idéal Pomone, aux enfers avec Orphée et Eurydice, en pleine mer avec Gilliat, en Amérique avec le thuya et le sequoia. On pourrait continuer le voyage au Moyen-Orient avec le cèdre du Liban, cet arbre au milieu de la pelouse avec ses aiguilles un peu bleutées ; on pourrait aller en Asie également avec le ginkgo biloba, juste à gauche du séquoia, tout seul face à la grande pelouse. Le ginkgo est d’ailleurs à lui-seul un poème tant il a de noms différents : arbre aux mille écus, arbre aux quarante écus, noyer du Japon, patte de canard, abricot d’argent... On pourrait inventer encore bien d’autres noms !

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Le papillon

Vous vous trouvez en face d’un papillon gigantesque. Selon les saisons, le jardinier, sous la surveillance de Pomone évidemment, change les couleurs du papillon en plantant de nouvelles fleurs de saison. Ses ailes passent ainsi du vert au rouge, du orange au rose, du bleu au violet. Mais pourquoi un papillon ? Peut-être à cause de cette étrange fable chinoise : « Un homme rêva une fois qu'il était un papillon, un papillon qui voletait et voltigeait alentour, heureux de lui-même et faisant tout ce qui lui plaisait. Le papillon ne savait pas qu'il était un homme en train de rêver qu’il était un papillon. Soudain, l’homme se réveilla, et il se tenait là : un homme indiscutable, un homme de chair et d’os, mais il eut soudain un doute affreux. Comment savoir s'il était l’homme qui avait rêvé qu'il était un papillon, ou bien le papillon en train de rêver qu'il était un homme ? »
Entre le papillon et l’homme, entre le rêve et la réalité, comment faire la différence ? Justement, nous terminerons notre promenade avec un grand rêveur natif de Cambrai qui a su faire de son rêve une réalité : il s’agit de Louis Blériot.

24 Place Leclerc 59400 Cambrai
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Le monument de Louis Blériot

Louis Blériot rêvait de voler, et il l’a fait ! En 1909, il a même réussi après plusieurs tentatives ratées à traverser les 30 kilomètres de mer qui séparent la France de l’Angleterre, la Manche, à bord de son avion monoplan aux ailes de papier, le Blériot XI ! Un exploit phénoménal pour l’époque. De retour au pays, il a été accueilli en héros et c’est en sa présence que le monument que vous avez devant les yeux a été inauguré !
Pour atterrir en douceur et dans la joie, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous « La traversée de la Manche ». Cette chanson a été retrouvée dans un vieux carnet publié par le collecteur boulonnais Michel Lefebvre. Elle a été écrite non pas en l’honneur de Blériot, mais pour se moquer gentiment de son concurrent, Hubert Latham, qui a magistralement raté sa traversée très peu de temps avant l’exploit de Blériot. La chanson est ici interprétée par le groupe « La Bricole » …

3 Boulevard Paul Bezin 59400 Cambrai
- Office du tourisme du Cambrésis -
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